TOURISME : La mobilité des hommes

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Le contexte mondial

Les activités de loisirs et du tourisme occupent une place de plus en plus croissante dans la vie des humains de notre siècle. Elles mettent en jeu des effectifs et des capitaux de plus en plus considérables (plus de 500 millions de touristes internationaux et 300 milliards de dollars en 1992 (Géographie mondiale ed. Hachette – 95), en particulier dans les pays développés. Actuellement, le tourisme est l’une des industries les plus importantes du monde et le développement de ce secteur d’activité annonce un avenir tout à fait prometteur pour l’économie mondiale aujourd’hui, selon l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT). L’Asie est en tête pour accueillir les touristes mais elle est également première pour les départs des touristes, notamment la Chine qui a vu une croissance de 50% du nombre de Chinois qui partent en voyage à l’étranger. Effectivement, le phénomène dévastateur du TSUNAMI en 2004, aura un impact sensible sur cette tendance, du moins, pour le tourisme balnéaire au bord des grands océans. Notons que, dans la Région de l’Océan Indien, Les Seychelles et l’Ile Maurice, situées à 3000 et à 2000 kms de Madagascar, tiennent une place importante en matière de destination touristique, avec plus de deux millions de visiteurs (haut de gamme) par an.

Le Contexte national

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Madagascar en général, en particulier la région SOFIA, dispose d’une dotation impressionnante de biodiversité, de beautés naturelles et d’un patrimoine culturel pour accueillir le tourisme comme source de croissance économique et de réduction de la pauvreté. Il est surprenant que, sur les 200 000 visiteurs annuels recensés en 2003, il n’y ait eu que 60 000 de véritables touristes. Et la SOFIA n’est même pas identifiée dans les circuits. La SOFIA a le potentiel pour accueillir un nombre beaucoup plus important de touristes à condition d’assurer la bonne gestion de l’évolution du secteur – tout en mettant l’accent sur les aspects économique, environnemental et social, et notamment sur la participation communautaire. Suivant les statistiques, une tendance à la hausse pour les arrivées touristiques a été observée pour la destination Afrique dont Madagascar. Il faut noter que Madagascar reste une destination touristique secondaire sur les marchés avec un chiffre de 140 000 vrais touristes en 2001.

Ces atouts spécifiques dans le domaine du tourisme, notamment l’éco-tourisme doivent être exploités pour rattraper le retard par rapport aux pays voisins. Avec ses atouts et potentialités, Madagascar devrait pouvoir attirer une demande potentielle située entre 250 et 450 000 touristes par an. (cf Etudes d’impacts du Tourisme par le PNUD en 1992). Particulièrement, avec ses potentialités, la SOFIA, peut attirer entre 10 à 30 000 touristes par an, d’ici 2008, selon notre estimation. Comme opportunité à saisir pour la Région, le Ministère du Tourisme, avec l’Office du Tourisme a déjà décidé de lancer une stratégie entrant dans le cadre du master plan, visant à réaliser un objectif de plus de 700 000 touristes étrangers d’ici 5 ans.

Le contexte Régional

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Le Tourisme balnéaire

Le développement du tourisme balnéaire doit avoir une place importante pour le développement de la Région. Avec le soleil, la beauté et l’étendue des plages, la tranquillité de la Mer le long d’Analalava et dans la Baie de Narinda durant toute l’année, les touristes ont tous les atouts pour se détendre et profiter de ce paradis naturel. La Région a d’autres opportunités à saisir : la présence des baleines durant le mois de juin à septembre. Elle peut organiser chaque année des évènements pour attirer les touristes. D’autres potentiels touristiques réels non exploités existent dans la région.

Les choix sont variés, et notamment des trecking pourraient être organisés sur les circuits suivants :

  • Mandritsara – Mananara_nord : en passant de la zone centrale vers la réserve de Biosphère de Mananara-Nord qui est une refuge pour les espèces rares.
  • Mandritsara – Andilamena : Circuit qui passe par la réserve spéciale d’Ambiniviny près de Marotandrano abritant les lémuriens rares tels que Indri-Indri, Aye-Aye, Sifaka, fosa, insectes, reptiles et oiseaux endémiques sans parler des orchidées.
  • Bealanana – Andapa : en passant par les contreforts du Mont Tsaratanàna qui cumule à 2 876 m.
  • La visite des Réserves forestières avec les espèces endémiques de lémuriens, les reptiles, les crocodiles de la rivière de la Maevarano, les oiseaux endémiques
  • La visite de la forêt de Bora avec son jardin botanique.

Les circuits de chasse existent également dans la Région mais ne sont pas exploités.

Actuellement, on recense un nombre insignifiant (une dizaine) d’opérateurs professionnels en hôtellerie pour accueillir les touristes toute gamme confondue, à part les quelques exceptions à Anjajavy. Les hôtels de gamme pouvant accueillir les touristes étrangers ne sont qu’une poignée, avec une capacité d’accueil de 30 à 50 chambres au maximum. Ils sont inégalement répartis : 99% sont basés à Analalava.

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