L’OR

Potentialités et Exploitants

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La dernière exploitation entreprise par l’Etat remonte vers les années 1970 sur des zones bien déterminées et restreintes. Depuis, les activités se réduisent à l’orpaillage le long ou de part et d’autre des rivières minéralisées. Actuellement, on recense seulement 33 opérateurs formels dans la filière. Le nombre d’orpailleurs informels augmente chaque année de façon exponentielle et ce nombre est estimé à des dizaines de milliers dans les zones aurifères de la Région.

Technologies et matériels mis en œuvre

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Les exploitants ainsi que les orpailleurs et les permissionnaires ne possèdent pas le minimum de connaissance sur la valorisation des zones aurifères. L’exploitation est réalisée de façon individuelle et dispersée par un écrémage superficiel et hasardeux. Les matériels utilisés sont rudimentaires, notamment par l’utilisation de la batée. D’ailleurs, le taux de récupération du traitement à la batée ne représente que 20 à 50% de l’or total. Or à la batée, on ne peut recueillir que l’or libre ; tandis que l’or fin inclus dans le quartz ne pourrait être récupéré que par le broyage. A Maevatanana, le broyage est pratiqué de manière exclusivement manuelle. Le niveau de formation des opérateurs, les moyens mis en œuvre ne répondent pas aux conditions de valorisation de la substance ni à l’amélioration du taux de récupération, et entraînent une perte de plus d’une tonne d’or par an si on se base à 0,2 grammes d’or par jour et par orpailleur.

Production

Le développement du secteur informel et le processus d’exploitation ne permettent pas de contrôler la production et la commercialisation de l’or. La production déclarée est très faible mais actuellement on estime que l’orpaillage fait vivre des centaines de milliers de personnes et dont la production dépasse les centaines de kilos d’or par an. Il n’existe aucune unité de transformation industrielle mais seulement quelques unités artisanales qui font de la bijouterie.

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