Le coton

coton

Le coton est une culture de décrue qui est parfaitement adaptée aux caractéristiques hydrologiques et agro-pédologiques des baiboho de la SOFIA. Le coton figure parmi les cultures industrielles la plus pratiquée et qui fait aussi la renommée de la région. Le coton est apparu dans les années 1960-1961 avec l’établissement de la CFDT (Compagnie Française pour le Développement des Textiles), qui a assuré l’encadrement des planteurs depuis 1967 et a assuré les débouchés à l’extérieur et à l’intérieur (COTONA, SOTEMA). Ces activités ont engendré des effets d’immigration. Sa culture, sensible à la sècheresse, exige une irrigation d’appoint assurée par pompage dans les matsabory ou les cours d’eau. La culture est pratiquée de façon intensive au moment du retrait des eaux sur les terrains uffisamment ramollis et recouverts de limons fertiles. Le superficies cultivées en coton totalisent 3 815 hectares dans le secteur de Mampikony, soit 48 % des superficies nationales ( 7 789 hectares) en 1999 et 51,5 % de la production nationale (11 963 tonnes). Le secteur privé est le plus dominant dans cette filière et représente 69 % des superficies totales cultivées et 71 % de la production de la zone. La taille moyenne d’une exploitation est de 1,5 hectares par planteur dans la Région et le rendement moyen est de 1,6 t/ha (1,4 t/ha en paysannat).

Appui à la production

Les paysans sont encadrés par la Société HASYMA qui assure l’assistance technique et prend en charge tous les frais de culture (semences, engrais, insecticides, petits matériels pour traitement phytosanitaire) déduits en fin de campagne seulement de la valeur brute de la récolte.

Une partie de notre production a été exportée car le Coton est un produit pourvoyeur de devises. Ce commerce a fortement régressé. De 1999 à 2001, la valeur FOB des exportations a régressée de 42 milliards à 5,6 milliards. Il en est de même pour la quantité : de 5,8T à 0,7T. Par contre le prix FOB/kg s’est amélioré, allant de 7.434 à 8.137Fmg, sur la même période. Compte tenu de la dynamique de la consommation dans l’économie mondiale, malgré la recrudescence des produits synthétiques, le marché de coton est un produit qui a toujours sa place dans la compétition.

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