La Chromite

Historique et Production

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Les gisements découverts à Befandriana Nord et Maevatanana ont été mis en évidence à partir de 1956. Ils sont classés comme petits gisements. Deux gisements de chromite plus importants ont été exploités à Andriamena (Tsarananana) et à Ranomena sur la Côte-Est (Toamasina). Ce dernier gisement a été exploité de 1960 à 1965, le gisement d’Andriamena est entré en exploitation en 1969 et celui de Befandriana en 1975. La première production de chromite à Befandriana débuta en 1975 et fut suspendue en 1985. Actuellement, la KRAOMITA MALAGASY ” KRAOMA ” est la seule entreprise qui exploite le minerai de chrome à ANDRIAMENA et à BEFANDRIANA.

Le Gisement

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D’après le MEM, à Befandriana, les indices connus sont encaissés dans deux formations bien délimitées de gneiss à graphite. Les indices et lentilles de chromite situés entre la Sofia et la route de Befandriana, proches des installations d’enrichissement de Zafindravoay, ont été étudiés et sondés en détail. Compte tenu de ces éléments favorables, il mérite une prospection à maille serrée (< 500 m), appuyée sur des prélèvements alluvionnaires. L'objectif est de découvrir des amas superficiels totalisant 250 000 t de chromite. A Mandritsara, situé dans le prolongement sud du secteur de Befandriana, et dans le District de Mampikony, il est conseillé d'effectuer un suivi à maille serrée des indices en place ou alluvionnaires.

Le Marché d’Exportation de chromite

Les minerais de chrome sont tous destinés à l’exportation. Après une reprise sensible au début des années 87-90, une stagnation des quantités à exporter a été constatée durant les années 90. L’exportation de Madagascar de la Chromite vers le Japon (40%) , la Chine, l’Europe et les Etats Unis, a débutée depuis 1969. De Befandriana, durant quelques années uniquement, elle a réalisé, en quantité, un tonnage d’environ 350 000 Tonnes. Les produits ont été évacués à travers la Baie de Narinda, Analalava. Durant ces époques, Madagascar a pu produire et exporter plus de 250 000T/an. Cette activité a apporté uniquement des ristournes au niveau national mais les impacts au niveau régional n’ont pas été constatés ni évalués.

La KRAOMA a le monopole de la production et d’exportation de ce produit, jusqu’à ce jour. Elle n’a produit en moyenne que 120.000 tonnes de minerai de chrome par an. Actuellement, le cours du chromite est en hausse, en corrélation avec le taux de l’acier et des métaux nobles (nickel – 15 900US$/T) , et tourne autour de 130$/TM. La demande est aussi florissante. Sur le marché mondial, l’Afrique du Sud exporte 1.200.000 tonnes par an, Kazakhstan 900.000 tonnes par an, et l’Inde 650.000 tonnes par an. Les réserves mondiales de minerais de chrome sont également importantes, l’Afrique du Sud en possède plusieurs millions de tonnes. De plus ces autres pays exportateurs ont l’avantage de pouvoir valoriser leurs matières premières car ils sont dotés d’une usine de ferrochrome.

Perspectives

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Au cours des vingt dernières années, les cours mondiaux du chrome et du ferrochrome ont fortement flotté :

  • le cours mondial du ferrochrome a chuté et est passé de 80 cents $ par pound (453 kg) en 1989 à 37 cents $ par pound en 1999.
  • le cours mondial de chrome est passé de 77 $ la tonne en 1997 à 49 $ la tonne en 1998 et 45$ la tonne en 1999 pour reprendre à 130US$ en 2004.

Avec les conditions favorables constatées actuellement, grâce à la dynamique de l’économie chinoise, il est à souhaiter que :

  • des études approfondies soient lancées pour évaluer la potentialité des gisements.
  • des prospections approfondies de zones susceptibles d’augmenter le portefeuille de réserves de chromites soient entamées,
  • des recherches de partenariat financier international pour investir et subvenir aux coûts élevés de travaux de prospection soient effectuées,
  • des recherches d’exploitants pour relancer le secteur et prévoir une reexploitation des richesses chromifères de la Région et faciliter l’installation commencent,
  • l’étude de valorisation de la Baie de Narinda soit prise en compte,
  • l’on élargisse le marché et que l’on garde les parts de marché existants,
  • l’on étudie, en partenariat avec les Régions de même secteur (Betsiboka ; Alaotra Mangoro) la stratégie de transformation du chromite et la production du ferrochrome par la recherche de financements de turbines supplémentaires avec les installations d’Andekaleka
  • l’on associe avec la Région d’Alaotra Mangoro qui exploite le Nickel dans la définition de stratégie d’intégration et de recherche de partenariat

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