La Canne à sucre et le projet « Ethanol »

canne à sucre

La canne à sucre est un des produits cultivés dans la Région. Entre 2000 et 2001 la production annuelle est de 187 050 tonnes de canne pour une superficie de 7 065 ha. Ce qui fait un rendement de 30T/ha. Ce qui est loin du rendement de la plantation de Namakia, une zone de l’ouest, de même climatologie et pédologie que SOFIA, dans la Région de Boeny. Namakia ayant reçu des appuis et de l’assistance des techniciens de la SIRAMA produit autour de 70T/ha. Les surfaces de spéculation de SOFIA, même si elles sont plus importantes en valeur (7 065 ha) , sont très éparpillées, comparées à celles de Namakia (1 867 ha). Ces dernières années, faute de débouchés prometteurs et de perspectives d’avenir, conjugué par l’absence d’appui technique de la part du service de l’agriculture, l’exploitation est restée stable, avec une légère évolution. De ce fait, les paysans n’ont plus le courage pour développer la filière.

Organisation de la filière

canne à sucre

Malgré les besoins du marché national, la présence des sucreries et des distilleries de Namakia et ceux d’Ambilobe, la production de canne à sucre est resté stable. Un des débouchés de ces produits est la fabrication de « toaka gasy » ou rhum local produit à partir des distilleries artisanales. Du fait de l’enclavement, les produits n’ont pas pu sortir de la Région, alors que dans d’autres Régions, le besoin est fortement exprimé (à Namakia et à Ambilobe). Aucune initiative n’a été mise en place pour organiser ou développer la filière

Opportunités

depot

Avec la flambée du cours de Pétrole, qui atteint plus de 60US$ actuellement, avec la dynamique continue de l’économie mondiale, qui augmente rapidement les besoins énergétiques, le développement de l’énergie alternative et les perspectives prometteuses que présentent la nouvelle filière « Ethanol » sont irréversibles. La Région regorge encore de terrains suffisants et adaptés pour développer cette filière. L’élargissement de surface et l’amélioration du rendement de la plantation de canne à sucre, matière première de cette technologie nouvelle, sera une opportunité que la Région ne devra plus rater. Dans ce sens, un souhait de partenariat de la part des Mauriciens est déjà en vue. La première phase permettra déjà de valoriser une superficie cultivable de 70°000ha pour une plantation industrielle de canne à sucre. Une volonté politique de la part de la Région et de sa population ne fera que concrétiser cette opportunité pour toute la Nation.

Commentaires fermés.