Amélioration de l’alimentation

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Les résultats des recherches en matière de performance des différentes plantes fourragères indiquées pour la complémentation alimentaire pendant la période de soudure et pour la production intensive, comme la production laitière, ont été confirmés. La capacité de régénération naturelle est particulièrement remarquée pour les légumineuses. Les projets de développement et de protection de l’environnement de la Région sont des demandeurs importants de ces matériels, tant pour résoudre les problèmes de l’alimentation bovine en milieu extensif, que pour fixer le sol contre l’érosion des bassins versants (projet LDI, PLAE, FENU …).

En plus des agents de service sur terrain, la protection sanitaire est assurée par un vétérinaire mandataire ayant en charge des zones d’action pour chacune des 16 communes du District de Mandritsara. Il faut aussi mentionner les vétérinaires privés qui se sont installés dans certains Districts. La situation sanitaire des animaux n’est pas alarmante dans la Région SOFIA. Les pathologies dominantes se présentent sous forme sporadique telles que : suspicion de charbon symptomatique (P.E Mampikony, Mandritsara : Maromandia, Antonibe) ; Streptothricose (PE Anahidrano, Antsohihy, Analalava, Port-Bergé, Mampikony) ; Tuberculose bovine (PE Anahidrano, Antsohihy, Analalava, Port-Bergé, Mampikony) et Fasciolose bovine. Cette maladie envahit presque toute la Circonscription de l’élevage d’Antsohihy.

Les Pâturages

La Région SOFIA possède de vastes étendues représentant des surfaces de pâturages importantes. Les pâturages recensés dans la Région sont :

  • A Mampikony, 165 000 ha,
  • à Anahidrano, Antsohihy, 56 000 ha,
  • à Mandritsara, 46 000 ha,
  • et à Antsohihy 50 % de la superficie totale.

Mais la fréquence des feux de brousse diminue et dégrade les pâturages Dans les zones non brûlées, l’alimentation est suffisante en utilisant les pâturages naturels.

L’Exploitation du Cheptel

La commercialisation du bétail reste faible dans l’ensemble de la Région avec un taux d’exploitation moyen estimé à 10 % du cheptel. Trois marchés à bestiaux existent dans la Région (1) à Sabotsiben’i Mandritsara : les samedis, deux fois par mois., (2) Sabotsiben’i Befandriana : les samedis, deux fois par mois et (3) Tsenan’omby Mampikony : tous les jeudis. Le prix sur pied vif des animaux varie de 3 500 à 4 000 Fmg par Kilo (2001).

Les Contraintes de la filière bovine

Malgré les fortes potentialités de la région, l’évolution du cheptel bovin est en nette régression sur l’ensemble de la Région ces deux dernières décennies malgré une légère reprise depuis quelques années. Cette situation résulte des conditions sanitaires du bétail qui périclitent au fil des années à cause des maladies graves difficilement maîtrisées : 30 à 40 % du cheptel sont décimés par la bilharziose et la fasciolose à l’échelle de la zone. La couverture sanitaire demeure médiocre avec un taux de vaccination de 42 %. La diminution du nombre de vaccinations, pour des raisons budgétaires et de privatisation des activités des vétérinaires, conjuguée à l’insuffisance et à la cherté des produits vétérinaires, concourt à la compromission de l’état sanitaire bovin, déjà fragile, dans l’ensemble de la région. D’autre part, les vols de bovidés qui sévissent dans l’ensemble du territoire découragent les éleveurs. La dégradation des pâturages entraînant une insuffisance de l’alimentation constitue autant de contraintes au développement de la filière.

Pour renverser ces fléaux, d’emblée, les stratégies suivantes ont été proposées :
l’institution de DINA, appropriés aux réalités locales et régionales et excluant les abus. L’application des textes réglementaires sur la gestion des pâturages afin de freiner la divagation des animaux et mettre fin aux conflits agriculteurs-éleveurs dont les intérêts sont divergents.La reconsidération du problème, dans le sens de la recherche d’efficacité, la révision du mandat Sanitaire et la mise en place d’une nouvelle politique de redéploiement des vétérinaires privés. Ces derniers n’arrivent pas à couvrir les zones de leur mandat.La recherche, la conception et la promotion d’une nouvelle stratégie d’exploitation du cheptel, en considération des réalités locales.

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